La clause bénéficiaire permet de faciliter la transmission du patrimoine de l’assuré.
L’assuré peut désigner la ou les personne(s) qui recevra(ont) les capitaux acquis en cas de décès. La clause bénéficiaire constitue ainsi un élément capital de la transmission de patrimoine de l’adhérent/souscripteur.
| Mémo |
« Mon conjoint, non divorcé ni séparé de corps, ou le partenaire avec lequel je suis lié(e) par un Pacte Civil de Solidarité, à défaut mes enfants nés ou à naître par parts égales. En cas de prédécès de l’un de mes enfants, ou de renonciation par l’un d’eux au bénéfice de ce contrat, sa part sera attribuée à ses descendants par parts égales ou, à défaut, à mes enfants survivants. A défaut, mes héritiers ».
Il s’agit d’un droit personnel de l’adhérent/souscripteur. Les conditions de la désignation :
Seul le bénéficiaire désigné nominativement peut accepter (mineur non émancipé et majeur sous tutelle : acceptation donnée par le représentant légal de l’incapable
| Nécessité ou non d’obtenir l’accord du bénéficiaire acceptant pour réaliser les opérations suivantes : | Acceptation antérieure au 18/12/2007 | Acceptation à compter du 18/12/2007 (nouveau formalisme) |
| Rachat (partiel / total) | NON | OUI |
| Avance | NON | OUI |
| Arbitrage | NON* | NON |
| Mise en garantie | OUI | OUI |
| Modification clause bénéficiaire | OUI | OUI |
* Principe retenu par Oradéa Vie (pour être en cohérence avec la position à compter du 18/12/2007).
| Sans bénéficiaire de 2ème rang | Avec bénéficiaire de 2ème rang | |
| Le bénéficiaire décède sans avoir accepté le bénéfice du contrat | Actif successoral du bénéficiaire de 1er rang | Bénéficiaire de 2ème rang |
| Le bénéficiaire décède après avoir accepté le bénéfice du contrat | Actif successoral du bénéficiaire de 1er rang | Actif successoral du bénéficiaire de 1er rang |
Le démembrement consiste à diviser le droit de propriété entre deux parties ; l’usufruitier (droit d’utiliser la chose et d’en percevoir les fruits, sans en avoir la propriété) et le nu-propriétaire (qui est propriétaire d’un bien mais qui n’en a pas la jouissance).
Le jour du décès de l’adhérent/souscripteur (au dénouement) : l’usufruitier (qui peut disposer des choses démembrées, mais doit les restituer par la suite) perçoit le capital.
Parallèlement, le nu-propriétaire acquiert un droit de créance à valoir sur la succession de l’usufruitier appelée « créance de restitution ». Cette créance est égale au montant du capital décès perçu par l’usufruitier.
Au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire fera valoir sa créance, dont le montant dépend de la fiscalité en cas de décès appliquée et est déductible de la part héréditaire du nu-propriétaire.